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Le blog de Jean-François

Jeudi 15 février 2007
Pour mon premier article dans ce blog je ne réagirai pas au "Pacte présidentiel" de Ségolène Royal sur lequel j'aurai l'occasion de revenir dans les prochains jours.
Je préfère donc vous parler aujourd'hui des déclarations faites par Nicolas Sarkozy au cours de la rencontre avec ses comités de soutien qui a eu lieu hier à la Mutualité.

C'est donc un candidat UMP transfiguré qui a demandé à ses supporters de le "laisser libre d'aller vers les autres, vers celui qui n'a été jamais [son] ami (...) qui parfois même nous a combattus".
Il s'est également érigé en rassembleur qui s'adresse "à tous les français quand d'autres veulent parler aux militants socialistes" et en porte-parole de "ceux que l'on n'entend jamais, de ceux dont la voix est trop faible, des plus humbles, des plus vulnérables".

Quelle brusque transformation dont nous ne sommes pas dupe pour un Nicolas Sarkozy qui n'a cessé de pratiquer la stratégie du bouc émissaire en stigmatisant:

    - la France des fonctionnaires et des 35 heures face à celle qui travaille et se lève tôt
    - les musulmans qui sont polygames, pratiques l'excision et égorgent le mouton dans leur appartement   
    - les bénéficiaires de régimes spéciaux de retraites face aux retraités pauvres       
    - les femmes qui travaillent et utilisent les services publics de crèches face à celles qui élèvent leurs enfants chez elles et ne demandent rien
    - Liliam Thuram qui joue en Italie (plutôt en Espagne d'ailleurs) et ne connaît donc pas la réalité des banlieues

Cette liste pourrait encore être allongée et j'aurai certainement l'occasion de la compléter dans les prochains jours et les prochaines semaines au fur et à mesure des déclarations du ministre-candidat (ou du candidat-ministre).

Pour conclure je reprendrai donc l’expression entendue d’un responsable socialiste girondin « cet homme n’a aucune colonne vertébrale idéologique »
Jean-François FERRET
Par Aristide Bordes
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Vendredi 16 février 2007
"La France tu l'aimes et tu la quittes"

Tous les jours des étrangers qui veulent rester dans notre pays sont  pourtant "invités" à quitter le territoire français.

En Gironde, Sonia, élève de 4 ème et son frère Hamic en 5 ème sont actuellement scolarisés au collège Alain Fournier de Bordeaux.
Leur père est expulsable de façon imminente, il vient de recevoir une "Obligation à Quitter le Territoire", ce qui entraînerait le départ de toute la famille.
Persécutés dans leur pays d’origine, de sérieuses menaces pèsent aujourd’hui sur la famille en cas de retour.

Signez la pétition demandant l’annulation de la mesure d’expulsion, la régularisation de la famille (séjour, santé, droit au travail) afin qu’elle puisse vivre dignement: http://resf33.free.fr/spip.php?article97
Jean-François FERRET
Par Aristide Bordes
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Lundi 19 février 2007
Les medias martèlent depuis hier  les résultats du sondage CSA qui donne un net avantage à Nicolas SARKOZY (55 %) sur Ségolène ROYAL (45 %).
Ces mêmes medias passent sous licence l’inversion de tendance à la baisse de Ségolène au 1e tour (27 %), remontée confirmée par plusieurs sondages cette semaine (+ 3 pour BVA, + 2 pour IPSOS.
Il faut noter que ces sondages ont été effectués peu de jours après le discours de Villepinte, laissant peu de temps aux sondés pour prendre une réelle connaissance du pacte présidentiel.
Deux autres sondages me paraissent beaucoup plus intéressants.
Tout d’abord celui de l’IFOP réalisé au lendemain de la présentation de son programme par Ségolène ROYAL dans lequel il ressort une forte incertitude de l’électorat.
En effet 52 % de personnes interrogées de déclarent sûres de leur choix
Si l’on s’intéresse aux candidats, 73 % de l’électorat de Jean-Marie Le Pen et 62 % des électeurs de Marie-Georges Buffet déclarent être sûrs de leur choix.
Cette proportion est de 59 % pour Ségolène Royal, 57 % pour Nicolas Sarkozy, et 38 % pour François Bayrou.
L’électorat d’Arlette Laguiller et d’Olivier Besancenot est déterminé à 31 %.
Cette proportion est de 29 % pour José Bové, et 26 % pour Dominique Voynet.
 
Un sondage IFOP publié aujourd’hui dans le Journal du Dimanche fait quand à lui ressortir que 79 % des sondés pensent que le scrutin n’est pas joué.
Tout ceci montre bien qu'une nouvelle phase de la campagne commence.
Les militants PS certainement plus rompus au terrain que ceux de l’UMP vont commencer à "battre la campagne" : tractage, collage, réunions, actions de terrain, …
Il faut maintenant porter nous même le débat et convaincre les indécis au travail, auprès de l’entourage familial et des amis, sur les marchés, …
 
Je ne peux pas imaginer que le programme de Ségolène soit moins crédible et moins novateur que celui de Sarkozy. Je ne peux pas non plus imaginer que nos compatriotes puissent voter pour un candidat qui multiplie les promesses et les contradictions. Je ne veux pas non plus croire que les français désirent mettre à mal tous les modèles qui font notre spécificité (droit du travail, intégration, solidarité sociale et fiscale, ….).
 
Nous avons la grande opportunité que Ségolène soit porteuse d’une autre vision de la politique. Si nous ne nous en saisissons pas aujourd’hui, et que nous ne nous donnons pas tous les moyens pour la victoire, cette nouvelle vision n’aura vécu que quelques mois.
 
Mettons de côté nos arrières pensées et mobilisons nous tous avec Ségolène Royal : tous ensemble nous devons gagner.
J.-F. Ferret
Par Aristide Bordes
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Mardi 20 février 2007
En tant que responsable pédagogique d’une année spéciale de  DUT, je recevais il y quelques jours un certain nombre d’étudiants à la suite de résultats du 1re trimestre.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce cycle, il convient de préciser que celui-ci s’adresse à des étudiants ayant déjà un niveau minimum Bac + 2 qui  peuvent obtenir leur diplôme en une seule année (au lieu de deux).
Cette année est donc très lourde avec des semaines avec plus de 30 heures de cours et pas mal de travail personnel.

La situation d’une étudiante m’a interpellé :

Cherchant à comprendre ses difficultés et son irrégularité, celle-ci a fini par me confier que n’ayant plus de bourses cette année, elle devait travailler 20 h par semaine dans la restauration rapide afin de pouvoir payer ses études.
Consciente quelle ne pouvait plus mener les 2 de front, elle a réussi à trouver un nouveau travail de 10h étalés sur le week-end …

Cette situation n’est pas unique et nous découvrons d’année en année, mais souvent trop tard des cas semblables. En effet, l’étudiant n’ose pas avouer à ses enseignants et même parfois à ses amis qu’il doit travailler pour payer ses études. Nous apprenons souvent cela trop tard lorsqu’il nous explique alors la principale cause de ses difficultés.
Combien d’étudiants sont également et de lycéens sont également en situation de détresse psychologique et ne trouvent pas les soutiens pour en parler.

Un rapport gouvernemental de 2000 estimait à 100.000 le nombre d'étudiants vivant sous le seuil de pauvreté en France. Et, selon l'OVE (Office de la Vie Etudiante) plus de 45 000 étudiants vivent aujourd'hui dans une situation de très grande pauvreté et 225 000 étudiants ont du mal à financer leurs études.
En septembre dernier le syndicat Sud Etudiants indiquait que 50 % des étudiants travaillaient pour financer leurs études et que 40.000 se prostituaient (des filles en grande majorité).

Comment notre pays peut il supporter de sacrifier une partie de sa jeunesse ?

Lors du congrès d’investiture du 14 janvier dernier Nicolas Sarkozy déclarait : « Si vous y ajoutez un petit travail - et tout sera fait pour que chaque étudiant puisse étudier et travailler en même temps – vous aurez une véritable autonomie financière qui est la clé de toute liberté. Mais vous la mériterez par votre effort, par votre travail, par votre assiduité, par votre sérieux. Vous deviendrez responsable de votre vie »
Lors de son meeting de Dunkerque le 15 février dernier Ségolène Royal précisait quand à elle ce qu’elle exprime dans son pacte présidentiel : « Je m’engage pour les jeunes sans ressources et qui vivent de plus en plus nombreux dans la précarité, à créer une allocation d’autonomie et d’entrée dans la vie active, laquelle allocation leur sera versée en contrepartie d’une obligation de formation sérieuse, d’une recherche active d’emploi, et pour les étudiants, d’heures de soutien scolaire auprès des élèves en difficulté. »

Deux visions différentes de l’aide accordée à nos étudiants : la libérale de Nicolas Sarkozy qui ne peut concevoir une rémunération sans travail, celle solidaire de Ségolène Royale qui associe le versement de l’allocation à une politique de soutien scolaire.
J.-F. Ferret
Par Aristide Bordes
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Jeudi 1 mars 2007
Les sondages de ces derniers jours nous présentent François BAYROU comme étant le "3e homme".
Un sondage publié en début de semaine dernière le donne même vainqueur au 2e tour aussi bien contre Ségolène ROYAL que contre Nicolas SARKOZY.
J'entends donc déjà certaines personnes déclarer que le meilleur rempart anti-sarko serait François Bayrou.
Un collectif de 30 hauts fonctionnaires de gauche dénommé "Spartacus" a annoncé dans Libérations on soutien à Bayrou  (en gardant toutefois l'anonymat)
Je préfère ne pas imaginer que certaines personnalités de gauche pourraient faire le pari de cette victoire en espérant tel ou tel poste ministériel dans un gouvernement d'union nationale.
Ne nous leurrons pas sur le véritable François BAYROU qui s'est pour l'instant contenté de renvoyer dans leur camps Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en annonçant peu de mesures concrètes.
Qui est donc le véritable François Bayrou, quel est le positionnement actuel de l'UDF ?
Les trente députés UDF (à quelques exceptions près) ne doivent leur élection qu'à l'apport de l'UMP (il en est de même pour les sénateurs).
Aux élections régionales de 2004, toutes les listes UDF ont été devancée par celles de l'UMP, et les listes des deux partis ont fusionné en vue du 2e tour.
Seulement un peu plus de dix députés UDF (dont François BAYROU) ont voté la motion de censure de mai 2006 contre le gouvernement Villepin.
Gilles Vesco, vice-président UDF de la communauté urbaine de Lyon, présidée par Gérard Collomb (PS) a été suspendu de son parti l'année passé après avoir laissé entendre qu'il préférait Gérard Collomb à Dominique PERBEN
Alors qu'il porte aujourd'hui sa vision d'une "Ecole Républicaine" n'est il pas le ministre de l'Education Nationale qui en 1994 a mis dans la rue un million de Français, manifestant pour défendre l'école laïque. Il voulait alors modifier la loi Falloux, inscrire au budget de l’État les investissements et la construction des établissements d’enseignement confessionnel, et intégrer à l’Éducation nationale les enseignants du privé. 
Président du conseil général des Pyrénées Atlantique de 1992 à 1994 puis de 1994 à 2001, a t-il associé les élus socialistes à la gestion du département ? Que penser de son successeur UDF lorsque la commission permanente du conseil général est uniquement composée d'élus UDF et UMP ?
Oui François BAYROU est bien un allié de la droite et en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, il se rangera vite derrière lui. En effet, seul le soutien de l'UMP pourrait alors lui permettre de conserver ses députés dans des circonscriptions bien ancrées à droite et ainsi préserver un groupe à l'assemblée et des financements publics.
Par Aristide Bordes
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