Le blog de Jean-Marie M.

Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 16:17
Vendredi 12 janvier, le matin sur France Info et à 13 heures dans le journal de France2, monsieur JF COPE, ministre du budget, s'est permis de mentir de façon éhontée en donnant des exemples de salaires mensuels égaux ou supérieurs à 4000?.Je cite: un professeur certifié en fin de carrière, un conducteur de TGV en fin de carrière.
Sur France Info, les rectificatifs émanant d'enseignants et d'agent de la SNCF viennent heureusement rétablir la vérité. Je m'étonne tout de même que le député PS chargé d'apporter la contradiction sur le plateau de France 2 n'est pas réagit comme il le devait à l'énoncé de tels mensonges. Je parle de mensonges car monsieur JF COPE est le mieux placé pour connaître les vrais chiffres. J'espère qu'un feu nourri, chiffres à l'appui, sera largement tiré sur de tels propos.

Un professeur certifié [grille identique à tous les personnels enseignants de la maternelle au lycée-sauf agrégés] en fin de carrière reçoit un salaire mensuel de 2850!
Un conducteur de TGV, primes comprises, perçoit 3400!
A titre indicatif, dans l'enseignement, pour percevoir une rémunération égale à 4000, il faut être professeur des universités de 1ère classe (c'est à dire avoir intégré les indices "lettres"), ce qui représente un nombre très restreint d'enseignants.

Comment faire confiance à des hommes politiques en charge de nous gouverner, qui mentent effrontément et n'ont comme seule stratégie électorale que de faire croire à la majorité de la population qu'une partie d'entre elle (comme par hasard des enseignants et des agents de la SNCF…) appartient à la tranche des nantis.
A une époque ou 6,9 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté voilà de quoi alimenter la jalousie, autre réflexe, avec la peur, que la droite se plaît à faire jouer.
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Jean-Marie M.
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 18:48

 Le temps de la déception  passé, il faut repartir au combat. La forte mobilisation, les 17 millions de voix qui se sont portées sur Ségolène Royale, les 19 millions qui se sont portées sur Nicolas Sarkozy constituent avant tout une victoire de la démocratie dont on doit se réjouir.
Ségolène Royal a mené une campagne durant laquelle elle a su mobiliser.Les débats participatifs ont été l'occasion pour elle d'être à l'écoute des "vrais problèmes" des Français, c'est à dire d'entendre le long énoncé des difficultés quotidiennes. Quand le chômage et les emplois précaires sont là, que 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, que l'Europe inquiète plus  qu'elle ne motive, c'est la demande de solutions urgentes qui prédomine.Il ne faut pas se voiler la face, force est de constater que le candidat de la droite est apparu plus pragmatique, réussissant à grand renfort de slogans simplistes à donner des fausses réponses à ces urgences: lorsque Ségolène Royal parle d'éducation (elle a raison, mais qui dit "éducation" dit bénéfice sur le long terme), il parle de "récompenser le mérite", sans même avoir besoin d'expliquer comment il mettra en oeuvre cette "récompense". Dans l'inconscient (ou même le conscient) collectif "récompenser le mérite" est une évidence qui ne nécessite pas d'explication. Du même tonneau le "travailler plus pour gagner plus": une autre "évidence" qu'il n'est pas nécessaire de démontrer ni d'en expliquer la mise en oeuvre ce qui serait, il est vrai, bien difficile, et pour cause: existe-t-il une seule structure de travail, privée ou publique, dans laquelle c'est le salarié qui décide de son temps de travail?On pourrait poursuivre à l'envi, et s'il ne sert à rien de "refaire le match", il faut cependant en tirer les enseignements.
Il n'empêche: Ségolène Royal a su mobiliser et ce n'est pas son moindre mérite. Que d'embûches sur son chemin: celles, normales, de la droite et de ses affidés médiatiques, celles d'une extrême-gauche qui rève de grand soir et de lendemains qui chantent mais qui est encore et toujours incapable de s'unir sur la base de quelques "fondamentaux" (je pense à la tristesse des militants communistes à l'annonce du piètre score de leur championne), mais aussi celles inacceptables venues de notre propre camp. Qui ne se souviendra longtemps de la triste mine de Dominique Strauss Kahn lors du meeting de Villepinte (Anne Sinclair obligée de lui faire lever le bras!), image encore revue dans la chronique de Serge Moati "La prise de l'Elysée" diffusée avant-hier soir. Qui ne se souviendra longtemps du "silence assourdissant" de Laurent Fabius. Je ne parlerai pas de "mauvais perdants", car il ne s'agit pas d'un jeu. Je parlerai plus gravement "d'abandon de poste".Si dès le début ils avaient accompagné notre candidate comme l'ont fait les simples militants, parfois eux aussi issus des courants qui n'avaient pas vu triompher leur  candidat lors des primaires, le résultat de sa campagne aurait pu être tout autre. La scandaleuse, pour ne pas dire plus, intervention de D.S.K.  quelques minutes après le résultat du scrutin le disqualifie à mes yeux (et pas seulement aux miens) pour porter la nécessaire rénovation entamée par Ségolène Royal.
Un destin ne se proclame pas, il se construit! La légitimité de Ségolène Royal, d'abord exprimée au sein même du P.S. par ses militants, a été renforcée par elle-même, tout au long de sa campagne. C'est ce que j'entends par par la "construction d'un destin". Il nous faut l'accompagner dans son oeuvre de rassemblement au sein d'un grand parti socialiste qui devra se fixer comme objectif de rassembler en une seule force les électeurs d'extrême-gauche lassés, usés, par l'échec à l'avance annoncé de leurs leaders et des solutions qu'ils proposent, les électeurs tentés par le discours centriste(même si beaucoup ont rejoint notre camp au second tour) mais qui ne veulent pas adhérer aux idées défendues par une droite extrême, et, enfin, ne pas s'interdire de faire revenir à nous un électorat ouvrier tenté par les solutions simplistes du FN, non pas comme l'a fait Nicolas Sarkozy en reprenant ses thèmes, mais en les combattant. Il faut croire aux vertus de l'explication et de la démonstration.
Mais nous ne perdrons pas notre énergie en querelles intestines qui feront le bonheur, et à juste titre, de nos adversaires. Il est temps, profitant de la dynamique initiée par Ségolène Royal, de lancer dans les plus brefs délais une nouvelle et vaste campagne d'adhésions. Ne laissons pas se dissiper ces énergies nouvelles apparues durant les 6 mois que nous venons de vivre et travaillons tous à la rénovation nécessaire de notre parti.
C'est une ardente obligation.
JM Malézieux.
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Jean-Marie M.
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