Dimanche 24 juin 2007
Les élections ont apporté des réponses claires à une campagne présidentielle très longue : un président de droite a été choisi, avec une majorité nette mais pas écrasante.
Que veulent les Français ?
Le peuple (celui qui fait les majorités) ne se revendique pas de droite ou de gauche. Ce n’est pas qu’il trouve l’idée dépassée comme Bayrou a voulu l’en persuader. C’est plutôt qu’il se moque de l’étiquette. Il ne connaît qu’une marque, celle de son patronyme. Il n’a qu’un objectif, celui de son intérêt immédiat.
NS lui promet des faveurs, de la défiscalisation : il jubile et il approuve aux présidentielles. Mais lorsque NS lui demande de donner : pas d’augmentation du SMIC, TVA sécu…, il s’inquiète et attrape une branche sur sa gauche aux législatives.
Il est comme ça l’électeur, pas de dogmatisme mais l’idéologie du porte-monnaie, l’intérêt personnel.
Pourquoi ?
Parce que l’individualisme devient la règle ou parce que la précarité rend méfiant ? Le communautarisme devient-il une alternative à la solidarité nationale ou un racisme déguisé ?
La peur de l’avenir, le repli sur soi, la méfiance envers l’autre, la désignation de boucs émissaires, le glorification de l’effort individuel comme une victoire sur les autres et non sur soi, l’irrésistible envie de répression, je ressens tous ces sentiments exacerbés par NS pendant sa campagne comme l’atmosphère lourde avant l’orage, le malaise avant la syncope, le dégoût après la trahison.
Pour que le Parti Socialiste puisse présenter au pays un projet séduisant en affirmant ses valeurs de gauche, il faut inventer une vitalité économique et sociale qui permette le partage. Je la situe plutôt dans une adaptation à l’environnement existant que dans la ligne politique de nos pères ou grands-pères, c’est-à-dire d’un autre siècle.
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 17 mai 2007
Les journaux et la meute sarkozienne parlent d’ouverture, sous le prétexte que les ministres du prochain gouvernement n’appartiendront pas tous à l’UMP.
Chacun aura noté que cette pratique politicienne sert à empêcher la nation de s’emparer du vrai débat d’aujourd’hui, c’est-à-dire choisir une majorité à l’assemblée nationale. Le lendemain de cette élection verra sans aucun doute s’affirmer la politique de droite-droite promise pendant la campagne présidentielle.
Si j’étais un électeur sincère et convaincu de l’UMP, j’aurais du mal à comprendre mon chef, que l’on présente comme un personnage concret et pragmatique mais dont la pratique sème la confusion. Mais je n’ai pas cette tendance, et ma meilleure volonté ne sait pas trouver un message clair dans la démarche du nouveau président.
Une politique d’ouverture consiste à comparer des projets et à chercher ensemble, d’égal à égal, des points de convergence que l’on peut mettre en œuvre dans l’intérêt général. Ségolène Royal et François Bayrou en ont donné un exemple entre les deux tours. Rien de cela n’existe dans le débauchage de personnalités qui ont été du centre ou de gauche.
Tout cela continue à ressembler à un mauvais film. Et la seule ouverture réelle ce mercredi, c’est celle du festival de Cannes.
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 mai 2007
La France a choisi comme président la droite la plus conservatrice.
C’est la marque d’un pays de vieux dans lequel chacun cherche à garder ses privilèges, ceux des grands groupes industriels et financiers comme ceux des petites gens.
La France a choisi comme président le culte de la personne et de l’autoritarisme. C’est la marque d’un pays fatigué dont les habitants n’ont pas confiance en eux et ont peur de l’avenir.
La France a choisi comme président le fossoyeur des acquis de notre révolution, de nos luttes syndicales, de la résistance. C’est la marque des enfants gâtés que d’oublier très rapidement les dons de leurs aînés.
C’est en partie pour cela que le discours d’équilibre, de modernité, de générosité, de partage et de solidarité de Ségolène Royal n’a pas été entendu à sa juste valeur.
Continuons à le porter car il fait vivre notre socialisme de ce début de siècle, il assure la démocratie de notre pays et il donne l’espoir pour les prochaines échéances électorales.
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 avril 2007
15000 personnes se sont déplacées ce soir : les habitués affirment que c’est un record.
La foule est à l’image de sa candidate : calme, sereine, déterminée. Seul le MJS s’agite mais sans excès.
Après de courts discours de deux ténors locaux et du président du parti radical, elle arrive enfin, au son d’une musique « Tête à poum » sur laquelle sont collées des paroles difficilement audibles mais parmi lesquelles je retiens le mot « Ségolène ».
Le discours commence par un préalable : elle ne s’adressera plus qu’aux Français jusqu’au 22 avril, elle ne répondra plus aux attaques injurieuses de ses adversaires.
Ensuite, SR égrène, avec un slogan répété en tête de chapitre « La France Présidente », tous les thèmes de société : sécurité, emploi, santé, éducation…puis politique étrangère…puis l’Europe. La salle s’échauffe et se rassemble lorsque les idées de gauche et les mots de SR se rejoignent : respect, solidarité, santé pour tous, ne laisser personne sur le côté, justice sociale…
J’ai vécu 2 moments intenses : le premier, lorsqu’elle a affirmé que la France reprendrait sa place à la table de l’Europe, le deuxième lorsqu’elle nous a dit, sur le ton de la confidence, en citant F. Mitterrand, que l’idéal et la foi qui nous poussent sont plus grands que nous, et que c’est cela qui fait aller de l’avant, avec cette émotion si particulière qui ne laisse aucun doute sur sa sincérité et son engagement.
Elle termine son discours les bras ouverts comme un prêtre avant l’eucharistie, et lance comme un De Gaulle, un « Vive la République, Vive la France ».
Suit la marseillaise reprise par une partie de la salle, tandis que les paroles s’affichent.
Et je repense à ces propos précédents : revendiquons notre révolution avec l’affirmation de ses valeurs, vivons notre trilogie « liberté, égalité et fraternité » et clamons « sans arrogance » à l’Europe et au monde entier que nous sommes fiers d’être Français.
Tout cela me va bien!
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 23 mars 2007
Je viens de passer quelques jours à Budapest en Hongrie pour des raisons professionnelles.
Quelle joie de pouvoir prendre contact avec ce pays, exemple parmi d’autres de ces pays de l’Est que ma génération a toujours connu fermés et qui font de nouveau partie de notre communauté.
Quel plaisir de pouvoir traverser l’Europe (je suis passé par Amsterdam) avec une simple carte d’identité et de traverser des frontières sous l’œil vigilant mais bienveillant des douaniers.
Quel agrément en passant à Amsterdam de pouvoir utiliser l’euro, on se sent à la fois chez soi et chez les autres, on se sent comme invité chez des amis.
Lorsque j’étais enfant dans les Landes, on se moquait du niveau de vie de l’Espagne et on craignait sa police. Elle est notre égale aujourd’hui (l’Espagne, pas la police).
Je me souviens de la joie éprouvée avec mon frère lorsque je le rejoignis dans les années 80 en Amérique du Sud et que nous contemplions mon passeport européen, ébahis devant ce premier exemplaire.
Grâce à tout cela, et à beaucoup d’autres choses (la paix…), je dis « bravo », « merci » et « encore » à l’Europe.
Cependant, si j’ai vu à Budapest des jeunes dynamiques et ouverts, des aménagements nombreux qui créent de l’émulation et du travail, j’ai aussi vu que la vie était aussi chère qu’en France mais avec un salaire moyen de 400 euros, que le centre ville est bien aménagé mais qu’il existe immédiatement autour une banlieue pauvre, que le logement est de plus en plus cher, que de nombreuses personnes occupent plus d’un emploi pour subsister, et que l’on voit bien en regardant les gens dans la rue qu’une partie de la population ne saura pas s’adapter à la nouvelle donne économique, avec ses exigences de savoir-faire et de productivité.
Et pour tout cela, je dis «solidarité », « formation », « soutien », pour que l’Europe ne se développe pas en laissant sur le bas-côté ses citoyens les plus faibles. Les projets économiques qui ont servi de moteur à l’Europe doivent continuer, mais impérativement et immédiatement être accompagnés par un projet social, dont l’objectif est au minimum d’offrir à tous la capacité de travailler pour se loger, se nourrir et élever ses enfants.
Si nous nous battons pour le développement social de l’Europe, elle deviendra de nouveau un espoir pour tous. Pour convaincre nos partenaires, donnons l’exemple en France d’une démocratie participative et d’une solidarité économique et citoyenne. Votez Ségolène Royal !
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Liens




Blog : Automobile sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus