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Le blog de Christophe B.

Mardi 2 janvier 2007

Voilà une des réflexions que m'a faite un camarade de section après la désignation de Ségolène Royal comme candidate du parti socialiste.
Ce qui montre qu'il reste bien du chemin à faire pour rendre lisible notre "entreprise"?par la preuve comme dit notre candidate? Ce qui n'est pas forcément encore  gagné.
Il ne faut surtout pas marcher dans les pas de ces collectifs unitaires qui sont nés de la victoire du non au référendum, qui ont soulevé beaucoup d'espoirs, qui ont tenté de rassembler la gauche antilibérale, qui ont cherché à se trouver un(e) candidat(e) et qui finalement n'ont pas réussi à accoucher d'une candidature légitimée.
La désignation de Ségolène Royal s'est fait dans le cadre d'un grand parti (trop à gauche ou pas assez à gauche, c'est selon) mais avec le soutien de personnes faisant partie du parti, mais pas seulement? Et quand bien même?
C'est là, la première originalité. Désirs d'avenirs n'est ni un courant, ni un trans-courant (pour parler le langage chébran du militant PS  aguerri) du parti socialiste?. C'est un "truc" qu'on n'arrive pas toujours à définir mais qui attire des personnes aux  aspirations très différentes et qui fait souffler dans et hors du parti socialiste un vent très particulier?
Si particulier qu'il ne peut se définir de la même manière selon les endroits où il souffle, un peu comme le vent d'Autan ou le Mistral.
Mais au-delà de ses particularités liées aux contextes politiques locaux, on peut définir des caractéristiques communes à ces souffles (nouveaux?).
Je me servirai de deux articles parus récemment dans le Monde et cités dans http://desirsdavenir33.over-blog.com/ pour illustrer mon point de vue, orienté.

"?Au fond, peu importe que nos propositions servent ou pas. Ce qui compte, c'est que cela crée une dynamique très forte." Cet homme qui n'avait jamais adhéré à un parti réfléchit à haute voix : "Qui, à un quelconque moment, m'a donné l'occasion de parler ? De dire librement ce que je pense ? On me laisse la parole, on me demande même de la prendre. C'est peut-être une utopie, mais les utopies sont belles..."
Cela parait bien surprenant de lire ces propos rapportés. Mais n'est ce pas là un drôle de constat que d'entendre dire qu'on a d'abord besoin d'être écouté, besoin d'être encouragés, incités à prendre la parole librement ; et  on le fait différemment en partant et en parlant de son propre vécu, même si on sait bien que ça peut ne pas servir à grand chose d'autre que d'abord de créer du lien, de la confiance et de l'engagement. 

""Ségolène a tout bousculé. Elle a lancé des débats sur ce qui se disait dans les couloirs du parti et pas dans les réunions."
D'abord, on s'assied en rond dans la grande salle, et non face à une estrade où sont installés les élus. Nadia Brya, présidente du réseau dans le département, explique : "On fait très attention à ce genre de choses, afin que chacun se sente à égalité avec les autres."
Il suffit en effet de regarder la première affiche de Ségolène Royal pour comprendre comment une chose aussi insignifiante que de supprimer l'estrade change le cours des choses, la méthode, la relation entre l'élu et celui qui l'a élu.
Ségolène Royal sur cette affiche est au milieu des gens, exactement comme elle l'a fait lors de ces réunions rencontres dans les départements?
Exactement comme elle l'avait fait un soir de banquet républicain en Gironde en 2004 où arrivée en retard vers 22h, elle avait pris le temps de saluer la table centrale des élus, puis de se faire un sandwich improvisé pour prendre ensuite le temps de passer deux heures à passer de table en table pour parler, et écouter chacun de ceux qui voulaient bien lui répondre ou lui dire quelque chose.
"Pour que ça change fort!" ? Et si ça passait d'abord par un changement des méthodes et des mentalités?

"..Il faut envoyer à "notre candidate ces réflexions, ces idées, ces propositions venues d'en bas", explique Mylène, trente ans de parti Quand on lui demande en quoi ces assemblées diffèrent de celles du PS, alors qu'elles sont composées à peu près des mêmes gens, elle répond : "Ici il n'y a pas de hiérarchie, on a juste une équipe d'animation sans pouvoir. Rien ne vient d'en haut, sinon des demandes. Quand on est en section, on écoute le secrétaire, l'élu. Ici on s'écoute les uns les autres. C'est toute la différence."
Tout est dit dans ces témoignages. Il ne s'agit pas de compétences ou de remises en cause du travail des divers élus  (issus du parti et/ou des urnes), il s'agit juste de perdre du temps (pour en gagner par la suite) à écouter, vraiment, ce que les gens ont à dire ; même si dans un second temps ces gens, on peut leur expliquer que les écouter, ce n'est pas répondre forcément à toutes leurs demandes ou reprendre toutes leurs propositions ou être capable de répondre à toutes leurs interrogations? Mais si déjà, on les écoutait?.

Et le PS dans tout ça?
Il va se bonifier si les anciens acceptent d'entendre (encore une fois) ce que les nouveaux (ex anciens pour 10% d'entre eux) ont à dire? Et surtout si les nouveaux ne s'enfuient pas, les élections passées, pour échapper à "des routines et des lourdeurs de la vie partisane" .

C'est pour cela qu'à mon avis, Désirs d'Avenir a tout intérêt à continuer à exister pour donner du souffle à ceux qui manqueraient parfois d'air et leur permettre de tenir bon dans ce grand parti si raillé mais si envié?
Et enfin n'oublions pas tous ceux qui n'ont pas envie d'être adhérents d'un parti mais qui sont adhérents de Désirs d'Avenir?
Non vraiment, le pire qui pourrait arriver au PS dans lequel je milite, c'est que Désirs d'Avenir périclite, et inversement.

"Tout a été dit, mais à partir du moment où personne n'écoute, il faut toujours recommencer" Montaigne
Christophe Bedou,
militant de la section du parti socialiste de Léognan,
animateur du comité Désirs d'Avenir de Léognan.

Par Aristide Bordes
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Dimanche 4 février 2007
Je trouve franchement qu’on fait du mauvais esprit concernant l’affaire du scooter du fils de NS
Voilà une affaire magnifiquement élucidée dont on peut tirer des conclusions et des perspectives d’avenir pour diminuer le chômage et réduire l’insécurité dans notre pays.
En effet la fédération des motards nous rappelle que sur plus 85.000 cas de scooters volés l’an dernier seuls 6.900 ont été résolus, soit un taux d’élucidation inférieur à 8%.
Tout le monde connaît deux types de jeunes dans son entourage:
Ceux qui se sont fait dérober leur deux roues, parfois de manière violente, et qui ont au mieux reçu un accueil poli lors de leur déclaration de vol, où on leur a expliqué qu'on ne pouvait pas faire grand-chose, même parfois quand les "emprunteurs" sont identifiés.
Ceux qui adorent les séries TV qui mettent en avant les experts de la police scientifique et qui souhaitent travailler la dans police scientifique.

Si donc, l'objectif est de laisser le moins d'actes de délinquance impunis, si surtout on veut empêcher que ces actes soient le plus souvent au détriment des plus faibles (jeunes, adultes sans autre moyen de locomotion qu'un deux roues), la preuve est faite qu'avec beaucoup de moyens et donc des emplois parfois très qualifiés et une vraie volonté politique, on pourrait élucider beaucoup plus de cas de deux roues volés dans un premier temps et réduire ce type de délinquance par la suite.
 Et même si elle ne disparaîtrait pas, quitte à prendre des risques, dans le cadre du développement durable, et du co-développement ()  cette délinquance se recyclerait dans le vol de puissants 4X4 pour un trafic vers des pays dont leur usage serait utile  sur des pistes cabossées ou des rouges enneigées.
Par Aristide Bordes
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Lundi 5 février 2007
Voilà, la phase des débats participatifs est terminée.
Certains attendaient ce moment avec impatience.
Pour ma part j'ai vécu cette période avec intensité car ce fut une expérience de militant nouvelle et différente.
J'ai assisté à quatre moments très différents.
Un forum local à Talence sur l'avenir de la jeunesse: plus de 100 personnes en demi-cercle avec des jeunes, des moins jeunes, des enseignants, des étudiants, des élus, des professionnels du secteur social, des militants … Un petit préambule lancé par un intervenant, un moment de flottement pour que la première intervention de la salle commence et ensuite c'est  un échange ininterrompu entre les diverses personnes présentes et c'est un échange intelligent où chacun parle sans mettre forcément en avant d'abord la légitimité de sa parole (chercheur, élu, travailleur social, représentant syndical, etc…) .
Nous avons bien affaire à un débat d'experts pourtant…ceux dont parle Ségolène Royal, ceux qui vivent la situation au plus près du terrain ou ceux qui la vivent tout simplement. Et curieusement il y a de l'écoute et du respect, même quand on n'est pas d'accord. L'élu présent (Gilles Savary), note sur son carnet et intervient au même titre que les autres sans monopoliser la parole, juste pour donner son analyse, du point de vue de son expérience sans peur de savoir si, ce qu'il est en train de dire, est politiquement correct. On sent la sincérité de l'élu qui maîtrise tout un tas de dossiers très variés mais qui continue à s'interroger en toute humilité et donc à écouter encore et encore au cas ou une bonne idée, une proposition, un début de solution viendrait augmenter son "sac à provisions" d'élu.

L'autre forum auquel j'ai assisté fut à Villenave sur la sécurité. Un débat à vocation départementale. Là encore j'ai été surpris par la liberté de parole des uns et des autres. Ce fut parfois "chaud", les "fausses bonnes idées" des uns, venant se confronter à l'expérience de terrain des autres. Mais cela est resté toujours très correct et il me semble que bien des personnes sont reparties mieux informées sur le sujet et ses enjeux avec peu être un regard différent et des idées différentes grâce à la rencontre avec les experts de terrain qui se sont exprimés autant dans la salle que parmi les intervenants prévus au départ.
Je retiendrai bien sûr cette femme voilée qui s'excusait de son mauvais français mais qui a osé par deux fois prendre la parole pour exprimer son point de vue sur le sujet du soir.
Je retiendrai enfin cette parole de militants qui disaient "En 2002, jamais un tel débat, sur ce thème là, sous cette forme là n'aurait été possible au sein de notre parti ou sur l'initiative de notre parti"… J'ai découvert alors que ce qui me semblait naturel était exceptionnel.

J'ai ensuite assisté à une soirée plus conventionnelle sur une terre de mission à Gradignan, où les divers représentants, élus ou candidats à des élections ont fait succéder leurs discours.
Bien sûr c'est largement moins participatif, mais il faut bien malgré tout que nos élus se fassent entendre un peu dans le cadre de cette campagne car pour certains d'entre eux c'est aussi leur campagne (législatives et municipales à suivre) .
Et puis ça correspond aussi à un besoin des militants que d'écouter ce que nos élus ont fait, ou veulent faire et pourquoi ils veulent le faire.
On peut à l'occasion apprécier les qualités variées des uns ou des autres: clarté, pugnacité, sobriété, force de conviction, discours alerte et passionnant, etc…

Pour finir, je suis allé en voisin à la matinée organisée par la section de Gradignan qui avait choisi de "visiter" l'ensemble des thématiques. Deux heures et demi pour aborder tous ces thèmes, cela pouvait sembler pas sérieux, ou un pari insensé…
Pour ceux qui y ont assisté, on peut dire que preuve a été faite qu'avec beaucoup d'organisation et malgré tout de la convivialité (café, thé, viennoiseries) on peut être très efficace.
Au bout des deux heures et demi, j'ai vu deux militants gradignanais commencer chacun devant son ordinateur la restitution à partir des nombreux "paperbord" qui avaient été copieusement remplis de réflexions et de propositions.
Je peux témoigner que la restitution qui en a été faite là
http://www.ps-gradignan.org/Forum-Participatif-de-Gradignan-27.html
est le reflet parfait de ce qui s'est dit, du moins dans la salle dans laquelle j'étais.

Je suis donc très heureux d'avoir pu vivre ces moments voulus par notre candidate et même s'ils n'ont que peu intéressé les médias ils ont amorcé peut être un changement dans la manière d'impliquer les citoyens dans la politique.
Ils ne seront peut être pas déterminants pour la campagne… certains esprits chagrins pensent même, que cela a ralenti la campagne voire que cela l'a handicapée. Je crois que c'était nécessaire que la candidate montre qu'elle est fidèle à ce qu'elle croit.
Maintenant un autre temps est venu. Il faut gagner les élections et accepter qu'il faille un plan de "bataille" plus conventionnel pour gagner le droit de continuer à se faire entendre une fois les élections passées.
Les médias sont impitoyables et il faut, hélas, en tenir compte….et massivement s'y attarder et s'y exprimer.
C'est pour ça que pour finir, je vous livre la réflexion d'un camarade fortement engagé même si lors des primaires, son choix était autre que le mien:
"C'est très intéressant... il serait plus intéressant d'en faire profiter le plus grand nombre. Je m'explique : les sites de Libé et du Monde (entre autre) ouvrent des espaces de réactions de lecteurs parmi lesquelles je retrouve très peu d'avocats de Royal. Elle se fait régulièrement dézinguer à chaque fois qu'elle ouvre la bouche par des lecteurs peu objectifs. Ne serait-il pas mieux que des gens comme toi, aux réponses incisives et argumentées, aillent répondre quotidiennement aux flots de c….qui font croire à une désaffection populaire de Royal ? Je m'y emploie chaque jour pour ma part, mais ça prend du temps... et je me sens un peu seul parfois à la défendre..."
Par Aristide Bordes
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Jeudi 15 mars 2007
Et si c’était la dernière élection présidentielle qui se déroule sous cette forme ?
Voilà à la fois mon souhait le plus cher aujourd’hui…et ma crainte aussi (dans le pire des cas).
Inscriptions sur les listes électorales, parrainages, candidatures multiples ou muselées, sondages dont on ne sait plus si c’est eux qui influencent les sondés à venir ou l'inverse….
Personnalités qui profitent de l’absence de prise de recul des futurs électeurs qui ne jugent plus des idées, des propositions, des valeurs mais de personnalités….
"Il me fait peur", "Elle a un sourire crispé qui me plait pas", "Il a vaincu son bégaiement", etc…
C'est surtout le règne des médias tout puissants qui font et défont des "stars" au gré de "unes" plus ou moins racoleuses et il semble bien qu'il est trop tard pour éduquer aux médias et apprendre à rendre critique dès le plus jeune âge. On ne peut pas se réjouir du succès de l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" et de ses clones des autres chaînes…Même si Ségolène Royal y réalise systématiquement les meilleurs scores…
Tous les marchands de papier et d'images n'ont plus qu'un intérêt: que Bayrou continue à monter car tout le désordre qu'il pourrait entraîner permettrait de vendre quantité d'espaces publicitaires dans tous les médias jusqu'à la fin des législatives. Du pain béni pour les grands groupes de presse qui seraient prêts à sacrifier leur ami Nicolas sur l'autel du profit immédiat
Un affrontement attendu, ne "boostera" pas les audiences et les journaux vendus….

Mais tous ces dérèglements démocratiques, ne pouvait-on vraiment pas les prévoir en observant un tant soit peu le fonctionnement des médias …et des élus?
Pourquoi les partis dominants n'ont-ils pas pesé pour faciliter l'inscription sur les listes électorales (automatique?), modifier le principe même de cette élection alors même que depuis 1995 le président  élu ne pèse pas plus de 20% au premier tour?
Comment peut-on penser qu'un président soit élu alors qu'il ne représente même pas plus (au premier tour toujours) que le troisième d'une élection présidentielle de 1965 (Duclos 21,27) , et moins de la moitié d'un candidat de rassemblement (Mitterrand, 43,25) perdant le deuxième tour en 1974 pour 200 000voix?

Enfin, n'est –il pas urgent de réapprendre même de manière caricaturale, ce que sont des valeurs de droite, de gauche, du centre, libérales, socio-démocrates, écologistes, libertaires, anarchistes, communistes, socialistes, etc…?
J'ai aussi souvent rêvé l'instauration de deux mesures contradictoires et stupides s'il en est:
le vote obligatoire
le permis de voter ; pour vérifier qu'un électeur qu'on sait assez intelligent pour répondre oui ou non à la suite de la lecture d'un texte de 192 pages, est capable de voter selon des critères objectifs.

En attendant, allez faire un tour sur ce site http://www.politest.fr/  pour vérifier que votre engagement correspond bien à vos idées… Je vous conseille ensuite de jouer pour tenter de devenir un électeur de Bayrou…
Pour ma part, je ne suis sûrement pas assez subtil dans mes réponses, je n'y suis pas arrivé…
Christophe Bedou
Par Aristide Bordes
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Lundi 30 avril 2007
J'ai enfin compris pourquoi je préférais le rugby au football alors que je n'en comprends pas toujours les règles. C'est parce que c'est un sport arbitré selon des principes de gauche.
Nicolas Sarkozy aime bien utiliser la métaphore sportive. Je ne pensais pas me trouver un tel point commun avec lui!
Donc je vais m'engager sur ce terrain (de sport!) pour argumenter et simplifier le débat comme il le fait au risque de le caricaturer, vous m'en excuserez…
D'abord je voudrais préciser que rien n'interdit à priori un club qualifié pour la finale de se choisir un club éliminé pour jouer contre lui afin de  préparer la finale dans les meilleures conditions si elle a lieu quinze jours plus tard. Ce serait inédit à ce stade de la compétition  mais ce genre de match amical est souvent  programmé quand un club éliminé dans une autre compétition a besoin de jouer pour se maintenir dans une dynamique de performance en vue d'une compétition où il reste en lice.
Ensuite je voudrais revenir sur le rôle de l'état vu à travers la métaphore footballistique, pimentée à la sauce Bernard Tapie.
L'économie libérale, la société, c'est un peu comme un match. On met de 10 à 30 personnes sur un terrain et elles jouent à un jeu particulier. Pourtant même si on peut prêter à ces personnes les meilleurs sentiments qui soient (c'est pas gagné!!) la plupart du temps, elles n'arrivent pas à jouer ensemble sans un maître du jeu qu'on appelle arbitre.
L'arbitre, c'est le rôle que doit jouer l'état.
Le football est un sport de droite (bon je caricature, c'est vrai). Des joueurs avec des salaires indécents, des enjeux financiers énormes et un arbitre qui a un  rôle modeste car les règles sont simples (comme dans le libéralisme) mais dont les décisions peuvent être lourdes de conséquences économiques.
Si on y met un Bernard Tapie au milieu par exemple, on y ajoute une absence de moralité qui fait que tous les moyens sont bons pour gagner un match.
C'est ça la droite dure, on a tous deux jambes et deux bras, on peut donc tous s'en sortir de la même manière, la preuve, même Zinédine Zidane il a réussi.
Le rugby (mon sport préféré), est un sport de gauche. Un de ses piliers des plus rugueux mais des plus intellectuels (de gauche), n'est-il pas un soutien de Ségolène Royal (Serge Simon)?
Je vais citer des extraits d'un texte très intéressant que vous pourrez retrouver en intégralité à cette adresse:  HYPERLINK "http://www.ffr.fr/index.php/ffr/arbitrage/presentation" http://www.ffr.fr/index.php/ffr/arbitrage/presentation

"Le rugby est sans doute le sport où l'arbitrage pèse le plus sur le jeu". Et oui, la gauche assume le rôle primordial de l'état pour réguler le social et l'économique.
"Arbitrer un match de rugby, c'est trier parmi les multiples fautes commises, celles qui ont le plus d'incidence sur le jeu"
"Le bon arbitre sera celui qui saura rapidement dans une rencontre, apprécier forces et faiblesses des deux équipes en tirant ainsi de précieux enseignements pour la conduite du match. "
 Le parallèle est ici  frappant avec le rôle actif que peut prendre un état de gauche. Et c'est ce que qu'a bien compris Ségolène Royal et que n'a pas tout à fait compris François Bayrou. Il ne s'agit pas de jouer à la place des joueurs, ni de les laisser jouer à leur guise sans intervenir.
Il s'agit d'orienter leur jeu en fonction d'objectifs définis. En rugby l'arbitre peut influer très fortement sur la manière dont vont pouvoir jouer les deux équipes. On peut voir un match très débridé avec beaucoup d'envolées ou un match très verrouillé, haché par de nombreuses pénalités: il faut le reconnaître, il y a arbitre de gauche et arbitre de gauche….La droite reproche à la gauche de trop siffler, de trop légiférer ce qui empêche le jeu de se poursuivre.
Le mouvement porté par Ségolène Royal et son équipe fait le pari du match parfait.
Les joueurs font moins de fautes car l'arbitre fait de la prévention (ce qui n'existe pas au foot). "Le 7, sortez!" " Attention vous êtes hors jeu!"  "Ordre juste" "gagnant, gagnant", etc.….
On parle d'ailleurs en rugby de directeur de jeu plutôt que d'arbitre ce qui donne lui donne tout son sens.
 Les joueurs ne passent pas leur temps à se plaindre ou à faire leur cinéma. Ils jouent leur partie, le mieux possible et de manière la plus collective possible.
Et même l'arrivée du professionnalisme n'a pas altéré l'esprit de solidarité qui existe dans ce sport. Tous poussent de manière identique (c'est nécessaire) alors qu'il ne perçoivent pas tous le même salaire. Et je dirais même que l'argent n'y règne pas encore tout à fait en maître. Le club d'Auch a réussi à être champion de proD2 avec le plus petit budget de tous les clubs en lice. L'entraîneur y est pour beaucoup, on l'appelle "le sorcier".
Ségolène Royal est notre "sorcière" à nous. Elle modifie les recettes en écoutant sans cesse les "experts d'en haut" et les "experts d'en bas". Si elle l'emporte, nul doute qu'elle sera un redoutable entraîneur qui saura tirer le meilleur de chacun de ses joueurs. Et elle leur fera jouer un match lucide et respectueux de l'adversaire.
Christophe Bedou
Par Aristide Bordes
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