Mardi 19 décembre 2006
Il est clair qu'en permanence "Sarko" court après "Ségo"... Le voici qui, depuis les Ardennes, fustige l'Euro surévalué... et donc la politique monétariste de la BCE (banque centrale européenne), menée sans aucun contre-pouvoir politique par Monsieur Jean-Claude Trichet (désolé pour l'impuissance de l'Eurogroupe !...). Voici qu'un "libéral" (en fait plutôt tendance "hyper" que tendance "gaullo-souverainiste"...) semble se convertir à un minimum de... euh... dirigisme étatique, du moins interventionnisme politique. Il stigmatise le "refus du dialogue" de ce monsieur ; il découvre qu'une telle attitude encourage les délocalisations... Ce qui va lui permettre de dénoncer les "patrons-voyous". Bonne nouvelle ? Voire...
Ne nous y trompons pas, la droite hyper-libérale est toujours à l'oeuvre et combattra sur ce terrain. Aussi bien les "centristes" que l'UMP. A preuve cette apostrophe de Jean-Louis Bourlange à Ségolène Royal dimanche 17 décembre sur le plateau de Ripostes, sur France 5, lui rappelant Keynes et les vertus du keynesianisme...
Mais, revenons à notre ministre - chef de parti - candidat. Avec l'aide de l'appareil de la République, avec... nos sous, voici que sa campagne se confond avec son action de n°2 du gouvernement : aux salariés d'une usine d'équipements automobiles qui les a mis au chomage, il vient annoncer la saisine du dossier par un juge d'instruction rémois, là... tout à coup, comme ça !...
Capté rapidement ce matin à l'écoute de France-Inter : le ministre François Goulard reconnaît que les enseignants se sont pas mal mobilisés hier, lundi 18, et... que c'est par la faute de Ségolène Royal... qui les avait titillés avec ses 35 heures de présence au collège ! Voilà : un bidouillage vidéo de deux minutes et vingt secondes aura suffi à mettre autant d'enseignants dans la rue... Pauvres MM. de Robien et Goulard : c'est la faute à Ségo !
Ne nous y trompons pas, la droite hyper-libérale est toujours à l'oeuvre et combattra sur ce terrain. Aussi bien les "centristes" que l'UMP. A preuve cette apostrophe de Jean-Louis Bourlange à Ségolène Royal dimanche 17 décembre sur le plateau de Ripostes, sur France 5, lui rappelant Keynes et les vertus du keynesianisme...
Mais, revenons à notre ministre - chef de parti - candidat. Avec l'aide de l'appareil de la République, avec... nos sous, voici que sa campagne se confond avec son action de n°2 du gouvernement : aux salariés d'une usine d'équipements automobiles qui les a mis au chomage, il vient annoncer la saisine du dossier par un juge d'instruction rémois, là... tout à coup, comme ça !...
Capté rapidement ce matin à l'écoute de France-Inter : le ministre François Goulard reconnaît que les enseignants se sont pas mal mobilisés hier, lundi 18, et... que c'est par la faute de Ségolène Royal... qui les avait titillés avec ses 35 heures de présence au collège ! Voilà : un bidouillage vidéo de deux minutes et vingt secondes aura suffi à mettre autant d'enseignants dans la rue... Pauvres MM. de Robien et Goulard : c'est la faute à Ségo !
Bruno de la Rocque



