Bienvenue

Continuons l'aventure refondatrice d'une gauche moderne initiée par Ségolène Royal, en route vers 2012...
Nos humeurs, nos révoltes, nos critiques à l'égard de cette droite si dure aux manettes pour encore 5 ans.
Tenter d'être à l'écoute du plus grand nombre, faire circuler une parole libérée, critique sur le monde et sur nous-même.
Ce blog souhaite s'inscrire comme un lieu d'échanges ouvert à tous. Au service de ce projet collectif, chaque rédacteur(trice) restera pleinement responsable de ses écrits, qu'il signera et dont il assurera le suivi (légère modération de rigueur…).
C'est à cet esprit d'ouverture et de cordialité que nous vous convions.

Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 11:16
Les Aquitains connaissent bien le phénomène du Mascaret, cette vague qui remonte tranquillement l’estuaire de la Gironde et poursuit sa course loin dans le fleuve au delà du pays de l’Entre-deux-mers.
Ni tsunami, ni déferlante, le mascaret est cette vague tranquille, mais forte que nous aimons bien.
Cette vague tranquille et forte c’est un peu ce qui s’est passé jeudi soir au Parc des Expositions à Bordeaux avec la venue de Ségolène ROYAL.
Un public nombreux - plus de 15000 personnes- enthousiaste et sérieux à la fois qui a fait une magnifique et grandiose ovation à sa candidate.
Quand celle-ci déclare : « Mon équipe de campagne, c’est vous ! ». Quand elle ajoute « Avec moi, la politique ne se fera plus jamais sans vous », on sent qu’il y a une véritable communion entre celle qui est portée par la foule de ce soir, mais aussi par les centaines de milliers de Français qui sont venus dans les débats participatifs pour construire ensemble une société où on réconcilie l’individuel et le collectif.
Depuis le meeting de Mont de Marsan, en mars dernier, Ségolène Royal a pris de l’assurance. En elle perce l’étoffe de la Présidente de tous les français.
D’ailleurs, ce soir, comme elle le fera dorénavant à tous ses meetings, elle ne s’adressera plus aux seuls militants et sympathisants,  mais à tous les Français.
Son discours, ciselé à la perfection comme un marbre antique, nous tire vers le haut loin de la fange nauséeuse où d’autres candidats se complaisent à nous entraîner. C’est le discours pour dire les français dans leur vie de tous les jours. Un discours aux reflets de liberté, de tolérance et d’émancipation, thèmes si chers à Montaigne, l’ancien maire de Bordeaux.  Un discours aussi pour la France dans l’Europe et le monde avec le respect du co-développement pour les pays du tiers-monde.
Bref, un discours du Chef d’Etat que va bientôt être, je l’espère et je le crois Mme Royal dans un mois à peine.
Je regarde autour de moi les visages de ces hommes et ces femmes spectateurs-acteurs et qui ont les yeux rivés sur les écrans géants.
Je crois que je n’ai jamais observé de visages aussi sérieux lors des nombreux meetings où j’ai pu me rendre..
Des visages graves, tendus, attentifs aux paroles prononcées d’une voix un peu moins monocorde que naguère. Il y a beaucoup d’émotion et de vérité à la fois.
La fin du meeting est un peu comme un feu d’artifice. Ségolène ne peut finir ses phrases, elle est ovationnée par des « on va gagner » ou des « Ségolène Présidente » à tout rompre.
On attend avec un peu d’impatience le bouquet final en espérant qu’il ne va pas venir trop vite tellement on est sous le charme de ce qui se joue ici et maintenant, la vague qui porte celle qui hier n’était qu’une élue de province, aujourd’hui une candidate confirmée et demain la Présidente de tous les Français.
C’est vraiment dans la ferveur des meetings que se construit collectivement cette force capable de renverser les montagnes et de l’emporter. Cette force s’incarne dans un homme ou une femme qui aura la terrible responsabilité de porter une part de notre destinée.
Je crois que c’est le plus beau meeting auquel il m’ait été donné l’occasion de participer. Et c’est pourquoi je ne comprends pas que parmi des amis ou des membres de ma famille, bref, des gens que j’aime, il y en ait qui ne vont pas voter Royal dès le premier tour. Pire, certains voteront peut-être Bayrou et surtout Sarkozy.
J’aimerai tant faire partager mon enthousiasme.
Alors, je vais essayer, par le cœur ou la raison, ou même les deux, d’inciter à faire voter Ségolène Royal. Si chacun d’entre nous peut persuader une ou deux personnes que le vote Royal est indispensable dès le premier tour, alors nous aurons gagné.
J. MAIRE
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Jacques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 13:29
15000 personnes se sont déplacées ce soir : les habitués affirment que c’est un record.
La foule est à l’image de sa candidate : calme, sereine, déterminée. Seul le MJS s’agite mais sans excès.
Après de courts discours de deux ténors locaux et du président du parti radical, elle arrive enfin, au son d’une musique « Tête à poum » sur laquelle sont collées des paroles difficilement audibles mais parmi lesquelles je retiens le mot « Ségolène ».
Le discours commence par un préalable : elle ne s’adressera plus qu’aux Français jusqu’au 22 avril, elle ne répondra plus aux attaques injurieuses de ses adversaires.
Ensuite, SR égrène, avec un slogan répété en tête de chapitre « La France Présidente », tous les thèmes de société : sécurité, emploi, santé, éducation…puis politique étrangère…puis l’Europe. La salle s’échauffe et se rassemble lorsque les idées de gauche et les mots de SR se rejoignent : respect, solidarité, santé pour tous, ne laisser personne sur le côté, justice sociale…
J’ai vécu 2 moments intenses : le premier, lorsqu’elle a affirmé que la France reprendrait sa place à la table de l’Europe, le deuxième lorsqu’elle nous a dit, sur le ton de la confidence, en citant F. Mitterrand, que l’idéal et la foi qui nous poussent sont plus grands que nous, et que c’est cela qui fait aller de l’avant, avec cette émotion si particulière qui ne laisse aucun doute sur sa sincérité et son engagement.
Elle termine son discours les bras ouverts comme un prêtre avant l’eucharistie, et lance comme un De Gaulle, un « Vive la République, Vive la France ».
Suit la marseillaise reprise par une partie de la salle, tandis que les paroles s’affichent.
Et je repense à ces propos précédents : revendiquons notre révolution avec l’affirmation de ses valeurs, vivons notre trilogie « liberté, égalité et fraternité » et clamons « sans arrogance » à l’Europe et au monde entier que nous sommes fiers d’être Français.
Tout cela me va bien!
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 11:49
Cette campagne présidentielle 2007 ne ressemble à aucune autre. Programmes, arguments, contre-arguments et candidats se télescopent tellement que certains verbes apportent à la confusion. Il en est ainsi de « railler » et « rallier », et je m’y perds toujours un peu en lisant les titres des journaux.
Ainsi, dans le Libé du 2/4/07, on apprend que Gilles de Robien raille Sarkozy.
Je comprends tout à fait que cet homme qui a dirigé la campagne de Bayrou en 2002 et qui garde un peu des valeurs humanistes dont se prévalent les successeurs du MRP trouve que Sarkozy en fait trop dans le genre « Droite sécuritaire ». Sans parler du Ministère de l’Intégration et de l’Identité nationale, on ne peut que railler, à défaut de mépriser, la sur-exploitation qui est faite des incidents de la Gare du Nord ou les récents dérapages verbaux de Sarkozy clamant que la Gauche a perdu tout sens moral.
Mais en fait, je m’étais trompé, et en relisant le titre, c’est bien de ralliement qu’il s’agit, et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguité, celui que j’espère bien être le dernier ministre de l’Education Nationale de la V° république prévient : « j’appartiens au centre droit, c’est à ce titre que je rejoins N. Sarkozy, comme avant moi, S . Veil.
Ralliement contre raillerie....
Autre exemple, là où j’attendais un normal ralliement des hauts fonctionnaires qui occupaient des fonctions importantes dans les cabinets de gauche auprès de P. Beregovoy, M. Rocard L. Fabius ou  L. Jospin, je n’entends que railleries. Il y a des paires de Gracques qui se perdent.
Et on pourrait multiplier les exemples.
Dans certains cas, la raillerie devient une mauvaise foi obsessionnelle virant au règlement de comptes. C’est ce qui est arrivé à ce pauvre Eric Besson. Mais là, s’il rallie Sarkozy, en raillant S. Royal, je crois tout simplement qu’il déraille.
J. MAIRE
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Jacques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 11:21
Pour quitter l’atmosphère sarkozienne qui commence à pourrir la France, rien de tel qu’un week-end « royal » à Londres.
A trois heures de Paris, le dépaysement est garanti. Plus de sondages, plus de Patrick Poivre d’Arvor, plus de ministère de l’Intégration et de l’Identité nationale, plus de psychodrame sur l’insécurité…
On a beau critiquer nos voisins anglais et le « socialisme » de Tony Blair, mais dans ce pays, même si la vie est chère, on ressent davantage qu’en France l’ouverture sur le monde et le sens de l’hospitalité.
Est-ce parce que face au Parlement, sur la pelouse de Westminster, des manifestants campent en permanence pour réclamer la paix ? On ne verrait pas cela devant le Palais Bourbon. Il est vrai que devant la Chambre des Députés, il y a plus de goudron que de gazon. Et puis à Londres, que ce soit dans le métro – pardon, le Tube -, dans les musées - gratuits toute l’année -,  les restaurants, on croise des indiens, des noirs, des métis, bref, des gens de couleur qui n’ont pas l’air d’être traqués pour absence de carte de séjour.
Malgré les attentats de 2005, la tolérance semble être une valeur intangible. Le droit à la différence, quant à lui, me semble respecté, que ce soit pour les handicapés –vive l’accessibilité pour les personnes en fauteuil roulant – les communautés étrangères, les religions minoritaires, les différences sexuelles…
En ce week-end londonien pluvieux, frais puis ensoleillé, l’actualité était plus centrée sur les 15 « sailors » retenus par les iraniens et dont les images des supposées confessions passaient en boucle sur toutes les chaînes de télévision.
J’imaginais quelles pourraient être , en France, le répercussions sur les présidentielles, si un événement semblable se produisait. Par exemple des soldats français pris en otage en Côte d’Ivoire ou au Liban.
Pour le moment, ressassant le dérapage du contrôle des billets à la Gare du Nord, la Droite et les médias à sa solde essaient de nous refaire le coup de l’insécurité de 2002. Mais si j’en crois le sondage du dernier CSA, celui dont je regarde les courbes semaine après semaine, cet incident ne fait pas gagner de pourcentages à Sarkozy. Par contre, le Pen gagne 2 points et Ségolène Royal en perd 1,5 tout comme Bayrou, tandis que M.G. Bufet en gagne 1.
Mais le thème de l’insécurité en est-il vraiment la raison ?
En tous cas, à 22 jours du 1er tour, je reste très confiant et pense que S. Royal qui reste stable à 25% devrait gagner facilement 2 à 3 points. Car toutes celles et ceux qui ont manifesté un mouvement d’humeur vis à vis  d’ une candidate qui n’était pas forcément de leur goût vont se rendre à la raison que c’est elle seule qui peut faire changer profondément notre société et notre système politique français.
Jeudi, au Parc des Expositions de Bordeaux, je chanterai La Marseillaise, mais ce soir, dans l’Eurostar qui me ramène à Paris, j’ai envie de dire, malgré notre principe républicain de laïcité : « God Save Segolene Royal ! ».
J. MAIRE
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Jacques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 16:00
Mes humeurs, mes espoirs, mes commentaires... bref : tout cela est sur mon blog (lien "le blog de Bruno de La Rocque").
Du coup, je suis moins prolixe que jadis sur le "blog des bloggueurs" de Désirs d'Avenir 33...
 
Bon, un effort ! Allez, avant d'aller retrouver Morphée (après une ultime tournée de vérification de mes collages... ben oui : il y a un meeting le 5 avril, à Bordeaux), après avoir e-milité et politiquement "bloggué" (chez d'autres internautes), voici une impression récoltée hier soir. Il s'agit de notre candidate. Non seulement attaquée par Sarkozy au sujet de ses déclarations consécutives aux violences de la gare du Nord, mais aussi critiquée par des journalistes "de gauche" et des potes, de gauche aussi : elle a fait la mise au point qui convenait. D'elle, j'ai écrit en commentaire sur un blog critique :
 
"...Mais excellente tout de même sur ce 19-20 de France 3. Calme, posée, occupant le temps de parole (la Catherine n'arrivait pas à la couper...). Et pan sur le petit agité qu'elle respectera alors que, lui, l'attaque "au-dessous de la ceinture" !...
Instant bref, l'essentiel est dit. On aime ou on n'aime pas Mme Royal ; mais force est de reconnaître qu'elle a une force de caractère phénoménale. Et même si des zones d'incompétence lui sont imputables par tel ou tel commentateur (cela dit, de quel droit certains lui en font-ils le reproche ?), rien que pour cette force de caractère, il y a vraiment de la "Présidente" chez cette candidate. Mais cela... on le savait déjà le 16 novembre dernier ! ". 
                                                                C'était une incursion de Bruno
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Bruno
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Liens




Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus