Bienvenue

Continuons l'aventure refondatrice d'une gauche moderne initiée par Ségolène Royal, en route vers 2012...
Nos humeurs, nos révoltes, nos critiques à l'égard de cette droite si dure aux manettes pour encore 5 ans.
Tenter d'être à l'écoute du plus grand nombre, faire circuler une parole libérée, critique sur le monde et sur nous-même.
Ce blog souhaite s'inscrire comme un lieu d'échanges ouvert à tous. Au service de ce projet collectif, chaque rédacteur(trice) restera pleinement responsable de ses écrits, qu'il signera et dont il assurera le suivi (légère modération de rigueur…).
C'est à cet esprit d'ouverture et de cordialité que nous vous convions.

Dimanche 24 juin 2007
Les élections ont apporté des réponses claires à une campagne présidentielle très longue : un président de droite a été choisi, avec une majorité nette mais pas écrasante.
Que veulent les Français ?
Le peuple (celui qui fait les majorités) ne se revendique pas de droite ou de gauche. Ce n’est pas qu’il trouve l’idée dépassée comme Bayrou a voulu l’en persuader. C’est plutôt qu’il se moque de l’étiquette. Il ne connaît qu’une marque, celle de son patronyme. Il n’a qu’un objectif, celui de son intérêt immédiat.
NS lui promet des faveurs, de la défiscalisation : il jubile et il approuve aux présidentielles. Mais lorsque NS lui demande de donner : pas d’augmentation du SMIC, TVA sécu…, il s’inquiète et attrape une branche sur sa gauche aux législatives.
Il est comme ça l’électeur, pas de dogmatisme mais l’idéologie du porte-monnaie, l’intérêt personnel.
Pourquoi ?
Parce que l’individualisme devient la règle ou parce que la précarité rend méfiant ? Le communautarisme devient-il une alternative à la solidarité nationale ou un racisme déguisé ?
La peur de l’avenir, le repli sur soi, la méfiance envers l’autre, la désignation de boucs émissaires, le glorification de l’effort individuel comme une victoire sur les autres et non sur soi, l’irrésistible envie de répression, je ressens tous ces sentiments exacerbés par NS pendant sa campagne comme l’atmosphère lourde avant l’orage, le malaise avant la syncope, le dégoût après la trahison.
Pour que le Parti Socialiste puisse présenter au pays un projet séduisant en affirmant ses valeurs de gauche, il faut inventer une vitalité économique et sociale qui permette le partage. Je la situe plutôt dans une adaptation à l’environnement existant que dans la ligne politique de nos pères ou grands-pères, c’est-à-dire d’un autre siècle.
Christophe Perrin
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Christophe P.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 24 juin 2007
Ou de propositions peut-être subies, mais défendues loyalement.
 
Et voilà, cette fois-ci c'est bien parti. Grande lessive ? Règlements de compte ?
Comment analyser notre campagne présidentielle, puis la défaite finale, sans en faire systématiquement des affaires de personnes, du moins des affrontements de personnes ?
Comment dire les choses sans que chaque remarque, observation, question posée… soit renvoyée à son auteur sans même une once de réflexion et de façon sytématiquement épidermique et/ou idéologique ?
 
Bref : le débat est bien mal parti.
 
Prenons l'exemple des réflexions de Ségolène Royal concernant les engagements de campagne sur le SMIC à 1500 euros et la généralisation des 35 heures. Elle dit que ce n'étaient pas des propositions crédibles. Et elle dit pourquoi, alors qu'elle avait pris du recul durant sa "précampagne" sur ces sujets, elle les a tout de même défendus, loyalement vis à vis du PS et avec pugnacité (souvenons-nous de "le débat d'entre deux tours" avec Nicolas Sarkozy.
 
Pas crédibles : tant les remontées de la base que les arguments provenant d'autres candidats, notamment au "centre" lui ont montré la méfiance de l'électorat vis à vis d'une mesure comme porter à échéance le SMIC à 1500 euros. Cela avait déjà été discuté dans le cadre d'un certain référendum au 29 mai 2005, faisant partie des propositions avancées par les tenants fabiusiens du "non"… Cela avait été analysé par des économistes, par des responsables syndicaux… Cela avait même été raillé par les amis de DSK au seul fait que, érosion aidant, en 2010 on serait à ce montant du SMIC si tant est que les gouvernements compensent automatiquement l'augmentation du coût de la vie en revalorisant le SMIC. On retrouve cette proposition au congrès du Mans ; et elle est effectivement inscrite dans le Projet Socialiste. Avant 2012… et en brut : ce qui ne mange pas de pain !… C'est dans "les mesures phares".
 
Cependant, la prudence va faire écrire par les rédacteurs, trois pages plus loin, d'une part qu'en matière de pouvoir d'achat et de politique salariale on réunira une Conférence annuelle tripartite ; d'autre part que le SMIC sera porté à 1500 euros bruts "le plus tôt possible dans la législature".
Je le comprends comme (espérons-le !) " le SMIC est pour nous un indicateur, mais c'est tout l'ensemble de la rémunération du travail qu'il convient de négocier ". Le risque, avec le grand public, je veux dire le corps électoral, et compte tenu de tant d'attentes, c'est que de telles propositions amenées par un (ou une) candidat(e) à la prochaine présidentielle soient vite résumées, pour ne pas dire caricaturées, en "ils nous promettent le SMIC à 1500 euros", donc… "demain", "en brut ou en net ?"   "Mais celles et ceux qui ne sont pas au SMIC ? Mais celles et ceux qui sont actuellement à 1500 euros ?" Message mal rédigé en définitive… Et c'est bien ainsi qu'en 2006 Ségolène Royal prenait du recul par rapport à une telle proposition.
 
Je ne sais ce qui a amené notre candidate à incorporer cette mesure dans son Pacte présidentiel. Sous quelle(s) pression(s) ? Par une sorte d'autocensure l'amenant à rassurer Laurent Fabius ? Parce que candidate désignée par les militants du PS il lui fallait prendre en compte certaines des "mesures phares" du Projet socialiste ?
 
Ce dernier prévoit d' "étendre le bénéfice des 35 heures, avec création d'emplois, à tous les salariés." Nous touchons-là un sujet sensible, pour ne pas dire tabou. Remettre un tant soit peu en cause ce qui est devenu en quelque sorte un dogme du corpus socialiste, c'est "attaquer" le gouvernement Jospin, c'est attaquer Martine Aubry, c'est revenir sur un acquis social… Le "détestable" François Fillon (il l'est hélas devenu par ses récentes et virulentes diatribes contre la gauche, personnel politique et électorat confondus), sous Raffarin, a harmonisé "les" SMIC (comment aurait-on pu proposer un montant unique de 1500 euros sinon ? Aïe ! je cours à l'excommunication en écrivant cela, moi "encarté"). Bref, on a tous perçu les problèmes posés dans les petites entreprises, le petit commerce, l'artisanat et… et le secteur hospitalier !
 
Contrairement à ce qu'affirmait le candidat Sarkozy au soir du fameux débat, la France n'est pas l'un des pays "où l'on travaille le moins", loin de là même. Et il n'y a pas de corrélation entre la croissance et cette durée moyenne, toute statistique (hélas pour la France, justement !). Il se trouve que les emplois à temps partiel interviennent dans cette statistique. Ils peuvent être subis ; mais ils peuvent aussi être choisis. Que 35 heures soit une norme : la durée hebdomadaire légale du travail : c'est alors un progrès social. Quel est son coût ? Là, on a entendu tout et son contraire depuis cinq ans… je ne saurais m'avancer.
 
Les réserves émises en 2006 par Ségolène Royal à la mise en place généralisée autoritaire et automatique des 35 heures concernaient (si ma mémoire est bonne) les conséquences sociales (par exemple annualisation et précarisation dans certains cas ; difficultés de négociation dans les PME, PMI, l'hotellerie, etc (à relier au souci de S. Royal d'encourager la syndicalisation de masse), et –bien évidemment- le secteur hospitalier. Députée, présidente d'un exécutif régional, elle ne pouvait ignorer les difficultés locales rencontrées par la mise en place des 35 heures.
 
Et elle savait que le PS, la gauche, continuant à véhiculer le projet "d'extension, de généralisation des 35 heures " sans s'arrêter d'abord à une définition d'une norme simplement inscrite au Code du Travail, ouvrant à des négociations telles que, entre autres, toute durée ouvrée supérieure doit correspondre à une augmentation des rémunérations… manquait de crédibilité. Là encore, devenue la candidate des MRC, PRG et PS, elle a supporté, à son coprs défendant probablement, cette mesure du Projet socialiste.
 
Elle l'a fait avec pugnacité même, rappelez-vous "le débat" lui permettant de faire acquiescer Nicolas Sarkozy : "vous ne les avez pas supprimées, vous ne vous engagez pas à les supprimer ? ".
Les supprimer… donc modifier la durée hebdomadaire légale du travail.
 
On assiste à des réactions brutales, je pense à l'inévitable imprécateur qu'est le sénateur Mélanchon, visant plus la personne que le fond du débat. Le PS, ses caciques, ses "courants" ou écuries, ses réseaux d'élus et d'appareils, fonctionnant toujours comme à l'époque des congrès de Metz et de Rennes, use plus d'énergie à se préoccuper de lui même que de son électorat. Je souhaite que Ségolène Royal aille plus loin dans son travail rétrospectif (et… introspectif). Elle a suffisamment de courage (elle l'a montré durant ces deux années !…) pour elle-même se remettre en question et, donc, accepter de prendre sa part de responsabilité dans notre défaite. Je dis bien "notre" défaite.
 
Un dernier mot : la sémantique au secours de l'interprétation du mot "crédible". Qui suppose des adeptes, ou un électorat… pas nécessairement… crédules !
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Bruno
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 juin 2007
Quand, sur un blog dont le forum, fort fréquenté, se situe nettement à gauche, des "leaders" socialistes sont "attaqués" sur leurs récentes déclarations, et plus particulièrement Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, tous deux vaillants militants de la récente campagne présidentielle de Ségolène Royal, il y a lieu d'entrer en discussion, voire… d'expliquer. J'avoue ne pas connaître tous les tenants des diatribes lues… mais leur contenu ne peut me laisser inerte !….

Je refuse alors de laisser passer cela tant je sens qu'il y a convergence entre des commentaires (des post) nettement "réacs" (sarkophiles) et des commentaires de gauche fleurant formidablement le TSS de mise depuis belle lurette, mais nettement plus avoué et revanchard depuis le 6 mai au soir. Vous avez compris de quel TSS il s'agit-là. Hélas ! bien des nôtres s'y complaisent aussi. Je copie-colle ci-dessous la réponse faite ce matin à une correspondante assez mordante.

Quel est votre jeu, quelle est votre intention, xxx ?
Décrédibiliser la gauche socialiste, PS en tête ? J'en ai l'impression. Si des dirigeants socialistes cherchent aujourd'hui à "comprendre", et à situer leur électorat (lui même mouvant car "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis"...), c'est rassurant, non ?

Cherchons l'erreur dans cette récente campagne présidentielle et au lendemain : les cotes de Bayrou d'abord, celle de DSK ensuite. Le sondage que publia il y a une semaine Le Parisien est à ce titre passionnant car il révèle (il s'agit d'opter pour un leader pour le PS) :
1°) chez l'ensemble des Français une échappée à un peu plus de 40 % chacun de Ségolène Royal (en tête) et DSK.
C'est une poussée "centriste" avec un appel à Ségolène Royal.
2°) chez les ayant voté Ségolène (sympathisants, militants, voire gauche anti-libérale) : 72 % à S. Royal et 40 et quelques % à DSK (voir  HYPERLINK "http://caquedrole.blogs.nouvelobs.com" http://caquedrole.blogs.nouvelobs.com du 01.06.07 "Voilà qui confirme !…")

Il ne s'agit donc pas de chercher des "arrangements", mais de voir ce que tout cet électorat attend réellement de la gauche. D'en discuter. Et puisque nous sommes en campagne (législatives), donc éventuellement tâter le terrain en vue du second tour ici ou là pour ne pas laisser un(e) UMP (les professions de foi des UMP se réfèrent d'abord au soutien à Sarkozy, quitte à oublier les préoccupations locales) profiter d'une triangulaire avec PS et centriste anti-Sarko. Des leaders socialistes peuvent parfaitement à la fois s'interroger sur ce que doit être aujourd'hui une opposition de gauche, soutenue dans le pays profond par un électorat retrouvé, et sur les conditions d'une représentation nationale pas trop clairsemée face à la masse UMP.
Bruno de La Rocque
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Bruno
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 6 juin 2007
La gauche, vous, eux, moi, n'ose plus aimer la France. C'est grave ! Le diagnostic est de François Fillon. Ce monsieur est le super chef de cabinet du Président, il a ses bureaux à Matignon. Selon la Constitution, bien que super chef de cabinet, il est également le représentant de l'exécutif qui doit rendre des comptes en personne au Parlement. Lequel ne siège pas en ce moment. Dommage...

Citoyen de gauche (encarté ? je ne te dis pas ce que tu risques...), puisque tu oses penser autrement que le chef (de la République, de l'UMP, de chaque ministère, du CSM, etc), tu voudras bien te présenter le.........2007 à.... heures au Ministère de l'Identité Nationale. Si tu es Auvergnat, Bigoudan, Savoyard, dom-tomien... tu risques d'être raccompagné aux frontières et d'avoir à regagner tous ces pays étrangers à Paris VIIIème.

En attendant, tu me (moi = Brice Hortefeux) copieras 100 fois "j'aime la France et je vais voter UMP". Non mais !...
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Bruno
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 1 juin 2007
Hier (jeudi 31 mai), notre quotidien régional a consacré deux pages au maïs OGM. Entre autres en indiquant que la quasi-totalité des maïs était semée.
Avec l'autorisation de Michèle Delaunay, je copie ci-dessous le post que j'ai laissé sur son blog, lundi 28 mai, à la suite de sa chronique " Le moratoire du moratoire ".
 
" J'avais expliqué sur le blog de Désirs d'Avenir Gironde ce qui justifiait le moratoire réclamé par notre candidate en ce qui concerne les cultures et les expérimentations en plein champ de plantes OGM (on dit aussi PGM), et de ce fait qu'elle aurait rapidement décrété une fois élue. Mais, il faut être réaliste. Déjà au 6 mai, une grande partie des semis de maïs était réalisée. J'ai eu l'occasion peu après de constater que les maïs levaient un peu partout en France. De toute façon donc, la mesure n'aurait pas eu d'effet pour la campagne en cours. En revanche, elle aurait permis de préparer dans de bonnes conditions la campagne 2008 et de ne pas "prendre en traître" les semenciers, y compris par rapport à la pratique de la désaisonnalisation (multiplication des semences dans l'hémisphère sud, Amérique du Sud surtout, durant ce qui pour nous est la succession automne-hiver... Cela aurait permis (peut-être ?) de vérifier la qualité de transposition et le cohérence des deux arrêtés pris récemment par le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche sur injonction de la Commission Européenne. Et, éventuellement, transposer intégralement la Directive Européenne de 2001 en insistant sur les garde-fous prévus dans le cadre de ce que l'on appelle officiellement la "dissémination volontaire" (les OGM en plein champ, sous surveillance des instituts et contrôle de l'État, et activation du "réseau de biovigilance")."
Bruno de La Rocque
Par Aristide Bordes - Publié dans : Le blog de Bruno
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Liens




Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus